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Taraxacum officinale Web.
(qui
guérit les troubles)
Pissenlit
officinal, Dent de lion, Liondent, Salade de taupe, Chopine, Florin
d'or, Couronne de moine, Laitue de chien, Coq,Grain
de pré, Chicorée, Laiteron, Pisse-en-lit, Pisse-en-couche, Salade
de taupe, Groin de cochon, Bougie de curé, fleur de tonnerre... |
| Très
commune : Europe même arctique, Asie occidentale et septentrionale,
Afrique septentrionale, Amérique boréale (naturalisée dans le Sud
de l'Amérique du Nord), de 0 à 2000 mètres d'altitude. Prairies, clairières,
bois clairs, chemins, jardins, coupes, décombres, marais salants,
tourbières. |
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Sa
racine pivotante coriace lui permet de puiser l'eau et les sels minéraux
dans tout type de sol. D'où son épanouissement toute l'année et sa
présence à peu près partout, même dans les endroits les plus insolites:
pavé et goudron des villes, vieux arbres... Chacune des inflorescences
est composée d'une multitude de fleurs jaunes en languette, à la vie
éphémère, s'épanouissant d'avril en septembre, parfois même en hiver.
Après avoir pratiqué l'autofécondation, chaque petite fleur se transforme
en fruit. Quelques jours plus tard, la graine surmontée d'un parachute
(aigrette) est prête à s'envoler à la moindre brise. |
| "Je
sème à tout vent", image familière, depuis que Pierre Larousse l'a
prise comme symbole. Les feuilles, toutes à la base (en rosette),
sont profondément échancrées. Elles présentent des formes très variables,
d'où le grand nombre de variétés, véritable casse-tête pour les botanistes
pointilleux. |
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Méconnue
durant l'Antiquité, l'espèce la plus abondante, "dent de lion",
aurait été répandue en Occident par les Barbares venus d'Asie au
début du Moyen Âge. À partir du XVe siècle, de par son amertume,
le pissenlit est utilisé comme plante médicinale aux grandes vertus
diurétiques. Conquérant à la recherche de territoires, elle a pris
racine dans le "Nouveau Monde" en même temps que les colons.
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| Au
XIXe siècle, on la reconnaît comme plante potagère. Ses feuilles consommées
en salade à la façon des laitues, sont riches en vitamines B et C.
Au début du siècle, on torréfie la racine pour l'ajouter au café,
au même titre que la chicorée. |
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Aujourd'hui
ses potentialités importantes ne sont pas assez utilisées:
-
fourrage vert très apprécié par les vaches, les moutons et les
chèvres.
- jeunes
bourgeons préparés à la façon des câpres.
-
huile essentielle pouvant jouer un rôle très important en liquoristerie.
-
excellente plante mellifère produisant un nectar très apprécié
des abeilles: 125 000 visites de "mouches à miel" pour confectionner
1 kg de miel.
- Suc
de la plante contre les maladies des yeux.
-
feuilles, ramassées loin de toute pollution, en salade ( en mélange
avec des des lardons et des pommes de terre) ou en soupe.
-
suc de la racine contre les verrues.
- feuilles
et racines bouillies deux minutes puis infusées dix minutes facilitent
les désengorgements tubulaires en cas d'excès de table.
-
pipeau ou sifflet avec une grosse hampe florale débarrassée de
son inflorescence et entaillée de manière régulière pour obtenir
un pipeau ou entière pour faire un sifflet
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Ses
capacités d'adaptation lui permettraient de résister à la pollution
des grandes villes et même de se multiplier! À voir... Et à goûter...
Et pourquoi ne pas le tolérer sur sa pelouse, évitant ainsi l'effet
"moquette verte" ?
S.F.
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de page
Tamus communis L.
Tamier
commun, Taminier, Herbe aux femmes battues, Sceau de Notre Dame, Sceau
de la Vierge, Vigne noire, Haut liseron, Raisin du diable, Racine
vierge, Vigne vierge... |
| Assez
commune : France, Europe centrale et méridionale, Asie occidentale,
Afrique septentrionale, de 0 à 1200 mètres d'altitude. Lisières, clairières,
haies, landes, garrigues basses, maquis, chênaies, forêts ripicoles.
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Ces
tiges grimpantes et rameuses s'enroulent autour d'autres végétaux
dans le sens des aiguilles d'une montre. Elles sont dépourvues de
vrilles et peuvent atteindre jusqu'à 4 mètres de long. Les feuilles,
en forme de coeur à pointe très fine, sont luisantes et possèdent
un réseau de 5 à 7 nervures ramifiées. C'est une plante dioïque: elle
possède des pieds mâles et des pieds femelles. Les fleurs mâles en
grappes allongées et les fleurs femelles en grappes courtes s'ouvrent
de mars à avril. Leur couleur vert-jaunâtre et leur faible diamètre
les font passer facilement inaperçues, même auprès des abeilles qui
les fréquentent rarement. Après les premiers froids d'octobre, les
feuilles tombent, dévoilant sur les pieds femelles, des guirlandes
de baies écarlates de 10 à 12 mm de diamètre et contenant 6 graines.
La racine, rhizome noirâtre en forme de navet, est la partie la plus
remarquable de cette liane. Le dos de toute personne ayant cherché
à l'arracher dans son jardin s'en souvient! Elle peut atteindre 60
sur 25 cm et peser jusqu'à 13 kg. |
| Toute
la plante est âcre, caustique, diurétique, vomitive et purgative.
Elle était surtout utilisée en usage externe. À proscrire en usage
interne à cause de sa toxicité. |
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Méconnue
durant l'Antiquité, l'espèce la plus abondante, "dent de lion",
aurait été répandue en Occident par les Barbares venus d'Asie au
début du Moyen Âge. À partir du XVe siècle, de par son amertume,
le pissenlit est utilisé comme plante médicinale aux grandes vertus
diurétiques. Conquérant à la recherche de territoires, elle a pris
racine dans le "Nouveau Monde" en même temps que les colons.
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La
racine
- est
toxique à l'état cru, peut provoquer par ingestion des irritations
du système digestif.
- réduite
en pâte et bouillie, s'appliquait en cataplasmes ou en frictions
sur les contusions et les ecchymoses sans plaie, genre "oeil au
beurre noir". Usage d'une époque ancienne et bien sûr révolue
où les femmes étaient battues, d'où le nom populaire attribué
à cette plante.
- fraîche
et râpée, était appliquée par les guérisseurs sur les points douloureux
des rhumatisants et des goutteux.
- après
des lavages successifs, puis dessiquée, favoriserait les règles.
- lavée
puis pulvérisée, était donnée au bétail pour sa richesse en fécule.
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Les
jeunes pousses
- étaient
cuites et mangées à la façon des asperges en Italie et sur les
côtes orientales de l'Adriatique.
- étaient
conseillées par les guérisseurs du nord de la France dans l'hypertrophie
de la rate.
Les
baies
- provoquent
des inflammations des voies digestives et urinaires, des vomissement,
des diarrhées, des troubles nerveux, cardiaques et respiratoires.
- occasionnent
des intoxications mortelles chez les enfants attirés par leur
belle couleur.
Le
Tamier est une plante voisine des Ignames (Dioscorea), 600 espèces
environ, répandues dans les régions tropicales humides et chaudes
du globe. 90% de la production mondiale provient de l'Afrique occidentale.
Arrachées, puis cultivées dès les temps préhistoriques, les tubercules
de certaines espèces constituent encore un aliment de base pour
des millions d'hommes qui apprécient leur richesse en amidon et
en vitamine C.
S.F.+
P.V.
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